Mon premier tee-shirt Erell

(ou comment vaincre sa trouille du jersey)

Erell est un tee-shirt à manches kimono, extrait du livre Coudre le stretch de Marie  Poison. C’est le tee-shirt de base, idéal pour commencer la couture du jersey dans les règles de l’art et sans stress.

Erell_Dessin_Technique

Coudre le stretch est un basique que toute couturière devrait avoir dans sa bibliothèque à mon avis*.

A sa sortie l’an dernier, j’en ai beaucoup entendu parler mais j’avais déjà beaucoup d’autres choses sur ma liste et le jersey me faisait encore très peur. Il y a quelques semaines, après avoir cousu des pièces en jersey dont je n’étais pas complètement satisfaite et vu les éloges sur cet ouvrage, j’ai décidé de l’acheter.

coudre-le-stretch-marie-poisson

Le livre est découpé en 4 parties. Après une première section dédiée à une petite histoire de la maille, très intéressante car bien documentée et joliment illustrée, Marie présente les différentes fibres et tricotages. On entre ensuite dans le vif du sujet avec de nombreux conseils techniques amplement illustrés et explicités pour apprendre à travailler les tissus tricotés (jersey, maille, interlock). Marie nous apprend notamment à faire une bande d’encolure nickel, à coudre tous les types de bandes de finition, à poser un ruban de propreté, des pressions, et même à faire des boutonnières. La dernière partie permet de mettre en pratique la théorie à travers 8 modèles qui offrent de nombreuses déclinaisons et des conseils de montage très clairs. Les patrons à taille réelle sont inclus (du 34 au 52) et proposent de nombreuses variantes pour les adapter à son style et à sa morphologie. Vous les trouverez dans la liseuse en début d’ouvrage.

Si je l’ai déjà beaucoup parcouru dans le cadre de la réalisation de mes deux versions d’Erell, il est clair que j’ai encore besoin de pratique pour bien comprendre et me perfectionner.

 

Avant de commencer, j’ai pris soin de lire attentivement la première partie du livre. Pour les pièces en jersey, ni toile ni retouches du patron (et vous savez peut-être que je suis tellement frileuse, que je fais TOUJOURS une toile) ; ce qui m’a un peu perturbée. Ceci dit, pas question de se lancer à l’aventure sans prendre quelques précautions ! Marie recommande d’utiliser son tee-shirt préféré, celui dans lequel on se sent bien, pour prendre les mensurations du vêtement fini, et assurer que tout tombera bien.

J’ai cherché mon tee-shirt de référence, celui dans lequel je me sens bien, pour mesurer la taille du vêtement fini qui m’ira parfaitement. Pour la découpe, je me suis particulièrement appliquée en utilisant du masking tape pour éviter que le tissu ne bouge pendant la découpe.

Pour la première version, je me suis un peu compliqué la tâche avec un tissu marinière de chez Tissus.net et j’ai dû, en plus du jersey, gérer les raccords… Mais bon, avec un peu de minutie et les conseils de Lise Tailor sur son blog, j’ai pu dompter la bête.

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Ensuite, rien de plus simple : un devant et un dos à assembler et youplaboum ! La vraie difficulté de cette cousette basique ? Pour moi, il y en avait plusieurs : l’utilisation des aiguilles doubles, la réalisation de finitions impeccables, et surtout de la bande d’encolure. Mais parfois, on  se fait une montagne d’un rien et en ce qui concerne les aiguilles doubles, il n’y a rien de plus compliqué qu’avec une seule aiguille, et tout s’est très bien passé. Pour les finitions et la bande d’encolure ce fut une autre histoire… Les finitions, c’est toujours une étape délicate pour moi. Je suis généralement assez nerveuse car c’est le moment où j’ai l’impression que je peux gâcher bêtement une pièce sur laquelle je me suis appliquée jusque-là (décalque, découpe, choix de l’aiguille, tests sur le tissus, respects des crans, surjet etc.). En suivant les consignes de Marie et avec de la minutie, j’ai réalisé des finitions satisfaisantes, même si j’ai encore des progrès à faire, notamment pour trouver le bon équilibre entre tirer trop et pas assez. J’imagine que ça viendra avec le temps !

Pour la bande d’encolure de la première version, double plantage : je ne l’ai pas coupée dans le droit fil, et elle ne positionnait pas correctement malgré des repassages répétés et appuyés ; par ailleurs, je l’ai coupée un peu vite, sans tester l’élasticité du tissu pour déterminer la longueur de la bande et elle tirait vraiment trop.

Heureusement, Marie a détecté ma première erreur sur mon post Instagram, m’a laissé un commentaire bienveillant, et en relisant le passage sur les bandes d’encolure, j’ai compris ma seconde erreur toute seule. Comme j’aime les finitions propres, j’ai défait patiemment mon encolure (je vous rappelle que j’ai fait toutes mes finitions à l’aiguille double… argh !), l’ai recoupée dans le droit fil, retaillée selon les indications de Marie et l’ai reposée. Et cette fois c’était parfait ! Moralité : faire et défaire c’est toujours apprendre !

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Pour la seconde version, rien à signaler, tout s’est passé sans encombre… la version marinière m’a en quelque sorte servie de crash test !

J’ai déjà au moins 3 autres versions en tête avec des chutes des cousettes de cette année, de quoi me perfectionner !

Et vous, avez-vous déjà cousu un modèle du livre de Marie Poisson ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

Bonne journée
Sylvie

* [Note : dans ce livre, Marie aborde les techniques pour coudre le stretch à la machine et à la surjeteuse mais si vous cherchez un livre plus spécifique sur la couture à la surjeteuse, je vous recommande de consulter les infos mises à disposition par Christelle Beneytout (site, chaîne YouTube, et son livre « Guide de couture à la surjeteuse et à la recouvreuse »)]


MÉMO TECHNIQUE

  • Niveau : tous niveaux
  • Fournitures :
    • 80cm de tissu en 140cm de laize
  •  Budget
    • Livre : 29,50€ (contenant les 8 patrons à taille réelle avec les explications détaillées, soit moins de 4€ le patron, imbattable !)
    • Tissu : coupons de jersey à 12€  + 14€ (Tissus.net)
    • Fil Güterman : gris et blanc 2,50€ (la mercière du coin)
      Total par pièce = 22€ le tee-shirt, en moyenne, puisque je viens d’investir dans le livre)
  • Points délicats : la mise à niveau du patron en se calant sur son tee shirt favori, le calcul et la pose de la bande d’encolure, l’ourlet bas (ne pas trop tirer)
  • Modifications : aucune puisque les patrons présentés sont des bases de travail, customisables en fonction de sa stature.

 

 

4 commentaires sur “Mon premier tee-shirt Erell

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  1. J’adore ce livre moi aussi! Il m’a aidé à me relancer dans des projets Jersey en comprenant bien toutes les subtilités de ce tissu! Le top Erell est dans mes projets à court terme on va dire! Les tiens sont superbes!!! Bravo pour tes raccords😍 J’ai testé cet hiver le Lucette et le sweat Maëlle : parfaits aussi!

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